12
mai

La Chine est encore loin

Un film documentaire sur l’Algérie dont le titre est « La Chine est encore loin », peut sembler un peu incongru au premier abord. Néanmoins, la curiosité l’emporte et je me retrouve plongé dans ce qu’on peut appeler le trou perdu de la Creuse algérienne. Le réalisateur Malek Bensmaïl a posé sa caméra à Ghassira, dans les Aurès, durant tout une année, et a suivi le quotidien des enfants du village.

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26
avr

Green Zone

Dans le film de Paul Greengrass, le sous-officier Miller, pétri de doutes, s’échine, contre sa hiérarchie, à trouver les armes de destructions massives en Irak. Lire la suite ‘Green Zone’

05
mar

Photo de classe

Une image, une photo
Des visages de jeunes adolescents,
Une salle de classe, un réfectoire, un couloir,
Un déluge de souvenirs ressurgit à travers le temps
Une sonnerie, des chaises qui grincent sur le sol,
Un professeur essaie d’avoir le calme,
Un cours, des bavardages, des vannes,
Un contrôle, une antisèche, un regard discret
Que le temps a fait son chemin…

Les visages se tapissent dans l’ombre,
La pensine se mélange telle un velouté de souvenirs
Etait-ce avec l’un ou l’autre ?
Etait-ce avant ou après ?
Les noms se perdent malgré eux dans le néant
Comment l’oubli a-t-il pu les emporter?
Ces petites choses d’un quotidien révolu
Cette vie d’insouciance vécue
Que le temps a fait son chemin…

L’eau a coulé sous les ponts,
La maturité nous ramène à la réalité
Nos chemins se sont séparés
Sommes-nous encore tous en ce monde ?
Qui sait ? On ne le saura sans doute jamais
L’image est toujours là
Notre histoire restera gravée à jamais
Le souvenir laisse place à la mélancolie
Que le temps a fait son chemin…

26
fév

L’effet papillon

Ce matin là, j’ai décidé de partir plus tôt que d’habitude, pour arriver logiquement plus tôt (c’est-à-dire à l’heure) au bureau. Malheureusement, il faut croire que pour la RATP, partir plus tôt signifie arriver plus tard. Au jour d’aujourd’hui, je n’ai pas encore réussi à prouver le contraire personnellement, mais je ne désespère pas !

Donc, pour bien commencer la journée, on a le coup classique du bus qui ne  se présente pas pas l’heure prévue, et c’est ainsi que le doute commence à m’habiter. A-t-il du retard? Est-il déjà passé ? Voire le pire des cas, une agression a eu lieu, et le trafic a été suspendu? Face à ses interrogations, l’hésitation se profile : partir à pieds, en prenant le risque de voir le bus nous passer sous le nez, ou attendre encore 5 minutes (et après 5 minutes, on se dit qu’on va encore attendre 5 minutes et ainsi de suite parce que ce sacré bus pourrait bien avoir le culot de nous filer sous le nez dès qu’on aura fait 100 mètres à pieds ! C’est que c’est un sacré filou ce bus ! Aujourd’hui, pas de bol, c’est presque le pire des cas, j’ai attendu jusqu’au prochain bus, et o divine surprise, voilà qu’on en a 2 pour le prix d’un. C’est vrai qu’il fallait bien ça, vu le monde qui s’est accumulé à la station et qui ont passé les 20 dernières à observer alternativement l’horizon de la rue en espérant que le bus arrive et leur montre/portable en poussant des soupirs de dépit. Oui, ce réflexe pavlonien est absurde, et pourtant même la plus rationnelle des personnes que je suis n’y échappe point.

Après le bus, j’ai la joie d’emprunter le métro de la ligne 5. Par chance, ce jour là, je n’ai pas eu droit au passager malade, ni au petit plaisantin qui aurait tirer la sonnette d’urgence pour redonner le sourire à tous les usagers du métro. Arrivé à la Gare du Nord, je dois prendre le RER E pour la Gare de Saint-Lazare. Pressé par la dictature de l’horloge, je m’engouffre avec précipitation dans la première rame de RER E qui se présente devant moi, n’ayant pas le temps de rejoindre ma rame habituelle qui se trouve à peine quelques dizaines de mètres de là.  Bien mal m’en a pris car non seulement Saint-Lazare est l’une des plus grandes gares de la capitale mais c’est surtout une véritablement porte des étoiles vers d’autres dimensions.

A mon arrivée, je descends de la rame et je prends naturellement le premier escalator qui s’offre à moi pour remonter en gare de surface. Monumentale erreur. Je découvre alors une version de la gare qui m’est totalement inconnue, je n’ai plus aucun repère, j’ai l’impression de découvrir une version parallèle de ma gare habituelle. Tant qu’à voyager entre les dimensions, j’aurais préféré glisser dans un puits de chaleur plutôt que de prendre un banal RER pour atterrir ici ! Quelques mètres d’écart à peine ont suffit à bouleverser les faibles fondamentaux sur lesquels repose mon morne quotidien. L’effet papillon qu’on appelle ça il paraît !

Néanmoins, tout n’est pas totalement différent, je parviens peu à peu à me localiser, et à retrouver ma sortie habituelle non sans avoir perdu de très précieuses minutes à faire le tour de toutes les directions possibles. Pourtant, je suis un homme averti, je me rappelle de mes premières semaines où je découvrais mon trajet en passant par Saint-Lazare. Ce fut la loterie tous les jours avant de régler la mire, un jour, j’atterris sur une sortie qui m’emmène à plusieurs pâtés d’immeuble de la gare principale, le lendemain, je me retrouve à Auber, et le surlendemain, c’est dans le centre commercial du Havre qui m’accueille. Un véritable labyrinthe dimensionnel je vous le dis.
Malgré tous ces péripéties, je retrouve finalement mon transilien quotidien  qui m’emmène avec sérénité et calme dans ma campagne des Yvelines. La chance est avec moi cette fois, je monte dans le bon train. J’aurais pu me tromper de quai, et me retrouver à Trouville-sur-Mer ou au Havre. En cherchant bien, je pense même qu’on puisse se retrouver à Poudlard, et là, je ne vous raconte pas la galère pour rentrer.

(Quoique Poudlard, ça doit surement être plus fun que Poissy).

(La prochaine fois, je tenterais l’école des Sorciers promis).